Confessions intimes

Ici vous pourrez parler de tout et de rien avec les autres membres.

Re: Confessions intimes

Messagepar danvdb le Lun 3 Juillet 2017 11:07

Pour moi ce n'est pas une question d'âge mais une question de c*******.

De ce que j'ai compris, la plupart des gens sont inintéressants et ont des mauvais principes. Le problème c'est que la société les a toujours conforté dans leurs idées et du coup ils se croient parfaitement intelligents.

Des adultes d'une débilité profonde j'en ai vu, tout comme des jeunes. Alors oui ces vieux n'utilisent pas Snapshat mais ils n'en sont pas moins cons et inintéressants pour autant.

Pour ma part, je ne partage pas ce pessimisme ambiant. La c******* générale n'empêche pas qu'il y ait des gens profondément géniaux. Et lorsqu'on les rencontre, la vie prend un sens si profond et si beau. Je parle de ce genre de personnes avec qui tu peux être sans avoir a parler si tu n'as rien à dire. Le genre de personnes avec qui tu peux écouter de la musique et ne pas avoir à se forcer de quoi que ce soit, juste être bien.

Je pense finalement que même les gens "débiles" sont moins débiles qu'ils essayent de nous le faire croire. Lorsqu'on leur montre qu'il y a autre chose, que la vie peut être plus belle et plus intense que la plupart des c******* qu'ils font, eh bien parfois ils s'en rendent compte et te remercient.

Dernière réflexion. Je crois à l'amour. Pas seulement entre un homme et une femme mais aussi celui qui existe entre deux amis. Cet amour n'est jamais décrit mais il me parait le plus beau de tous.
Avatar de l’utilisateur
danvdb
Licencié
 
Messages: 436
Inscription: Jeu 29 Avril 2010 19:44



Re: Confessions intimes

Messagepar Senox10 le Lun 3 Juillet 2017 11:19

danvdb a écrit:Pour ma part, je ne partage pas ce pessimisme ambiant. La c******* générale n'empêche pas qu'il y ait des gens profondément géniaux.

Certes, il y a toujours des gens "normaux". Mais le rapport de force avec les gens "anormaux" évolue mal depuis déjà de nombreuses années. Le curseur se déplace dans le mauvais sens, et perso ce serait ça que je dénoncerais en premier.
Et au passage, ce que dit Riv' sur sa hiérarchie, bah désolé mais ça fait vraiment flipper.

_______________________

@fooooox : très honnêtement, je pense que notre génération (toi, moi, elmagio etc) est encore "récupérable", parce qu’on a grandi à une époque, la dernière époque, où notre monde n’était pas encore envahi par ces m***** d’Insta, Twitter etc. On ne se rend pas compte du changement depuis qu’existent toutes ces c********, et j’occulte volontairement le reste. Qu'on ne me tombe pas dessus, je n'en fais pas une vérité absolue, mais une tendance générale.
Je vais avoir 23 ans dans quelques jours, je ressens comme toi.

Mais la génération suivante, les 2000+, ça va vraiment être du grand n’importe quoi. On parle quand même de gamins qui ont eu une tablette sous le nez à même pas 2 ans, qui ont eu un Iphone comme premier gadget communiquant, qui matent leur facebook avant même d’être sortis du lit le matin, qui se font des conversations de plusieurs heures sur skype alors que l’autre personne vit à 300 mètres, qui racontent leur vie sur snap en mode vidéo (comme les "célébrités"), qui ne savent d’ailleurs pas ce que c’est de travailler avant 19-20 ans (minimum).

La société abrutit les jeunes aujourd’hui (pas nous, les "vraiment très jeunes"), et les exemples que tu donnes (photographier sa commande, p***** mais c’est tellement vrai ça) en sont la résultante.
Pour déplacer très légèrement le débat, tout cela me rappelle un post très intéressant sur les objectifs de l’école que j’avais lu il y a quelques temps sur LCDF. Je vous le mets en spoil si vous avez du temps.

Attention, pavé (enfin parpaing, à ce niveau), au poids équivalent de celui de ma colère du soir.

A l’origine, plusieurs motivations poussèrent la société française à massivement scolariser les populations. L’anticléricalisme fut un des puissants moteurs de la volonté républicaine de faire de l’instruction populaire un instrument de lutte contre le clergé et son influence. On y trouve nos fameux hussards, et tout un esprit qui, de la fin du XIXème au début du Xxème, a forgé l’école telle qu’on la connaît encore aujourd’hui.

La scolarisation fut aussi un moyen de faire entrer les campagnes dans un autre âge, celui ou l’instruction et le savoir améliore concrètement la vie des gens. Au rythme des récoltes, des cycles agricoles et de l’élevage, l’école s’adapte certes, mais accueille les enfants qui sont ainsi délestés des tâches qui leur incombaient autrefois. Les vacances scolaires sont là aussi un héritage de cette nécessité à aider aux travaux des champs, moissons, récoltes, vendanges. Aujourd’hui encore, on voit passer, en milieu rural, dans les services de Vie Scolaire des absences pour des motifs tels que « la vache a mis bas », « calamité agricole », ou « récolte des pommes ».

Le savoir, l’acquisition des bases en science, l’ouverture vers le monde étaient perçus comme de puissants axes de progrès et d’amélioration de la condition humaine, et c’est ainsi que l’école est devenue « de gauche ». (mettez un franc dans la caisse à caricature, merci).

Ce que je veux démontrer, c’est qu’en tout temps l’école a été le reflet de la société et de son milieu.

Nous vivons aujourd’hui la pleine époque du loisir et du divertissement. La preuve en est, j’ai le temps d’écrire mes c*******, j’ai un support pour les publier et vous êtes en train de les lire. Ces fameux temps de distraction n’existaient pas, mais ils se sont imposés au fur et à mesure que la civilisation et le progrès libéraient l’homme de la contrainte du travail permanent. La culture du travail évolue au fil des décennies en France.

De nos jours, les élèves, de tout âge et de tout milieu, sont soumis à la tentation de l’oisiveté. C’était le cas avant, bien sûr, en ville comme en campagne, mais nous sommes très objectivement rentrés dans une toute nouvelle dimension.

Radio, télévision, revues, pratiques sportives, les tentations de la génération précédente pour les arracher au devoir d’apprendre étaient déjà bien présentes, mais avec toutefois une forme d’équilibre. Cet équilibre est aujourd’hui rompu, et les distractions ne sont plus éducatives.

Je constate, dans la masse des programmes télévisuels, dont le choix s’est décuplé en 10 ans, une régression intellectuelle hallucinante. NRJ12 rend con nos élèves, avec leurs programmes types anges, ch’tis, marseillais où le pire de la futilité humaine est glorifiée. Et ça marche : les gamins en raffolent et reproduisent ces schémas de « relation » sociale et « d’ambition » professionnelles. Ce qui me révolte, c’est que ce sont les populations les plus fragiles qui sombrent dans la surconsommation de ces productions-là : pas de parent pour veiller à les décoller de l’écran, pas de père ou de mère sensible au fait que le temps passé devant un écran à s’assommer de ces c******* est autant de temps de perdu pour tout le reste.

Parlons aussi brièvement de ces cultures qualifiées d’urbaines qui véhiculent allègrement des messages et des idées anti-système. C’est pas nouveau, les punks faisaient exactement la même chose. Mais la frange la plus dure des rappeurs exerce aujourd’hui un pouvoir de fascination et de conviction sur, là encore, les plus fragiles qui en devient glaçant. Violence physique et verbale, sexisme, homophobie, glorification des communautarismes, apologie de la délinquance et des stupéfiants, sans compter tout ces codes, directs ou pas, qui laisse miroiter un argent facile dans un monde où il n’existe plus de règles morales ou de contraintes. Je caricature là encore ? Faites un tour dans les zones d’éducation prioritaire, écoutez ce qui se dit (s’aboie?) dans les cours de récréation, soyez curieux de ce qui circule dans les MP3, les téléphones, les historiques des tablettes et PC.

L’école d’aujourd’hui continue à se fatiguer à transmettre le message de la nécessité de travailler, d’apprendre, d’être curieux intellectuellement, de s’intégrer à la société en faisant attention à la règle et aux autres. Ce credo là est battu en brèche, directement ou pas, par ce que les loisirs médiatiques proposent aujourd’hui.

Et je ne parle même pas des problèmes d’addiction aux jeux, aux écrans, au cannabis, dont on a déjà débattu ici.

Il est devenu très facile de décrocher, de perdre le goût d’apprendre, de comprendre la nécessité de l’effort tant ce qui entoure l’élève, dès son plus jeune âge, incite à la paresse intellectuelle où à l’amusement primaire.

L’école s’arme lentement, péniblement, maladroitement face à ce contexte assez récent je crois.

Dans les discussions de ce soir, on se pose la question de savoir si elle doit former des citoyens éclairés et libres de penser, capable d’esprit critique, ou bien des travailleurs aptes à investir le marché du travail et à s’émanciper par l’épanouissement au sein de sa profession.

Mes enfants, nous n’en sommes plus là pour une minorité d’élèves, qui est celle qui nous intéresse le plus : les relégués sociaux, les défavorisés, les fragiles. Et ce n’est pas une question de rang social, non, je vous l’assure. Tout le monde risque de décrocher, personne n’est à l’abri.

A titre (très) personnel, je ne crois pas qu’on puisse aimer l’école si on n’aime pas apprendre. L’être humain a cela de formidable qu’il est une créature naturellement curieuse. L’éveil intellectuel chez les tout petits est un enjeu crucial, et les études tendent à prouver que même chez les enfants frappés des prémices des troubles autistiques, cette sensibilisation au monde extérieur est cruciale.

Tous les enfants sont curieux et avides d’apprendre à déchiffrer, puis lire, à dénombrer puis compter. Mais si, sorti de leur classe dès 16h30, ils sont plantés devant une télé, un tablette ou quoi que ce soit qui inhibe l’interaction, la réflexion, si on passe du statut d’élément actif (ce qu’ils sont dès les premiers jours de petite section) à celui, déjà, de consommateur passif mais comblé par le loisir ou l’amusement, c’est mort. On les a perdu.

C’est là où les inégalités frappent le plus fort. Quand je rentre chez moi, gentil fonctionnaire de catégorie A, Bac + 5 en poche à des horaires raisonnables, je décolle les deux Ekrapecks de la TV et ils font leur devoir, puis on cause de tout et de rien, on répond aux questions, on cherche dans les dico, sur wikimini…

Quand je suis en vacances, docile pièce de l’échiquier de l’Education Nationale, j’emmène mes chiards à la découverte du monde… Oh, pas loin, non, mais ils connaissent l’Italie (et ses musées), l’Espagne ( et ses musées), l’Angleterre (et ses…) oui, ok, vous avez saisi.

Mes enfants, rejetons de nantis, seront les premiers bénéficiaires de la reproduction sociale que j’essaie de combattre. C’est ch**, non ? En cas d’obstacle, il y aura un père ou une mère parfaitement armé pour les combattre et continuer de les faire avancer.

Mais misère qu’ils sont nombreux ceux qui ne bénéficieront pas du 1/100ème de cette chance qu’auront les deux petits mini-Mev’. Vigilant que Mme et moi nous sommes à ce qu’ils ne se ramollissent pas la cervelle à regarder trop de c*******. On essaie de les maintenir dans ce fameux état de curiosité et d’interrogation permanente qui, je crois, permet de grandir et de garder le goût d’apprendre, ce qui nécessite toujours une forme d’effort.

Or, je constate que la satisfaction immédiate et court-termiste qu’apportent les programmes abêtissants, les musiques abrutissantes relèguent totalement les effets pourtant bénéfiques de la curiosité. Le fameux temps de cerveau disponible n’était pas une légende.

Vous vous plaigniez que l’école devient une fabrique de travailleurs dociles ? J’aimerai que vous enragiez aussi contre tous ces à-côtés qui rendent une petite partie de notre jeunesse totalement débilisante et qui pourrissent les objectifs d’essayer de la tirer vers le haut et de valoriser les notions de culture, de travail, de mérite.

Il est vrai que l’école doit se repenser pour raccrocher tous ceux qui la quitte trop top, ou trop fâchés, ou trop déformés par des années de souffrance.

Mais je crois que notre société, faite d’information immédiate et non vérifiée, faite de loisirs faciles mais rentables sans se soucier des conséquences, faite d’une course au pognon, coûte que coûte, faite d’un retour à une forme de loi du plus fort, doit elle aussi entamer une révolution que l’école peine à amorcer.

Elle n’est plus crédible car, pour conclure et pour en revenir à mon propos de départ, elle n’a plus vraiment d’objectif sociaux. On lui demande d’être inclusive et bienveillante, d’être un lieu laïc et d’intégration, c’est vrai. Mais, pour reprendre la question qu’un futur bachelier m’a posé aujourd’hui : « pour quoi faire ? ». Et d’un regard, de me désigner deux dindes en train de glousser devant le meilleur des anges de la téléralité.

Il m’a miné le moral, ce con...

Mevatlav Ekraspeck, si tu passes par là, je te salue.
Image
Avatar de l’utilisateur
Senox10
Nouvelle Recrue
 
Messages: 1219
Inscription: Lun 7 Décembre 2015 12:38
Localisation: Entre Mustafar, Tatooine et Coruscant



Re: Confessions intimes

Messagepar barça4life le Lun 3 Juillet 2017 17:07

Snapchat c'est quand même pas mal quand il s'agit d'envoyer des photos de sa bite.
Image

"La femme est à l'image de son organe génital : c'est un espace vide centré sur soi" Marko
Avatar de l’utilisateur
barça4life
Titulaire
 
Messages: 5406
Inscription: Jeu 26 Novembre 2009 21:50
Localisation: Chez la mère à ElAmbidextro



Re: Confessions intimes

Messagepar supertechnics le Lun 3 Juillet 2017 21:07

A 30 ans on est flemmard, c'est tout, généralement on a tout ce qui nous faisait rêver à 20, en le sublimant; on ne fait plus l'effort de comprendre les NTIC, car si le jeune petit c***** de 20 les maîtrise, on peut en faire autant en une journée (mais on ne le fait pas). faut reconnaitre qu'a 30 ans, les femmes de 20 ans nous trouvent plus kiffant que leur camardes du même âge, donc on a cette impression qu'ils nous sont inférieurs (a tort car c'est un cycle), du coup on les méprise, juste pour les mépriser, mais au fond on avez nous aussi 20 ans.
Image
Avatar de l’utilisateur
supertechnics
Nouvelle Recrue
 
Messages: 472
Inscription: Mar 6 Juin 2017 21:40



Re: Confessions intimes

Messagepar A.Sánchez le Ven 18 Août 2017 10:58

Le post de leserv77 dans le hall of fame de la modération?
Image
Avatar de l’utilisateur
A.Sánchez
Réserve
 
Messages: 9042
Inscription: Sam 30 Juillet 2011 15:32
Localisation: A l'école des Tortues



Re: Confessions intimes

Messagepar Vince-Blaugrana le Ven 18 Août 2017 11:27

A.Sánchez a écrit:Le post de leserv77 dans le hall of fame de la modération?


Evidemment.
Avatar de l’utilisateur
Vince-Blaugrana
Modérateur
Modérateur
 
Messages: 10394
Inscription: Lun 12 Avril 2010 14:41
Localisation: Ballon au pied gauche.



Re: Confessions intimes

Messagepar Dark le Jeu 24 Août 2017 04:15

Je suis sur le point de conclure le deal avec une fille dans ma ville et ma fac (une 2ème année, je suis en 4ème année), mais en même temps j'ai un très bon feeling avec une autre habitant dans une ville à une heure de chez moi rencontrée cet été, à qui je compte rendre une petite visite début septembre.

La première est globalement plus belle, fait la danse du ventre, mais c'est une sacrée allumeuse, elle a des sentiments pour moi mais je sais qu'elle fait tourner d'autres mecs en bourrique en même temps (the extra attention I guess), et elle est malgré tout sur la réserve quand il s'agit de m'avouer ce qu'elle ressent, presque hautaine. La deuxième, mignonne aussi, est carrément folle de moi, plus discrète et renfermée comme fille, et "fière d'avoir trouvé un mec qui ne joue pas", elle a hâte de me revoir et semble presque prédisposée à franchir le pas.

Je cherche un moyen de sortir des deux situations sans passer pour un e*****.
Avatar de l’utilisateur
Dark
Réserve
 
Messages: 1678
Inscription: Jeu 12 Août 2010 23:28



Re: Confessions intimes

Messagepar mohbarca2006 le Jeu 24 Août 2017 05:28

La deuxième est la bonne, sans la moindre hésitation. Tu t'en fous du fait de paraître un e***** ou pas. Va pour la deuxième avant que ça ne soit trop tard.
Image
Avatar de l’utilisateur
mohbarca2006
Licencié
 
Messages: 2039
Inscription: Jeu 3 Mars 2011 13:44
Localisation: Devant l'ordi



Re: Confessions intimes

Messagepar A.Sánchez le Jeu 24 Août 2017 10:41

Ça dépend, si tu joues un rôle et que tu veux défourailler juste pour agrandir ton palmarès va pour la première. Si t'es sincère et tout vas pour la seconde. Pour t'en sortir sans passer pour un e*****, faut juste espérer que celle que tu vas lourder ne soit pas trop aigris après sinon même avec toute la tendresse que tu pourras mettre dans ton discours elle va te considérer comme un connard, donc au pire tu t'en bats les couilles.
Image
Avatar de l’utilisateur
A.Sánchez
Réserve
 
Messages: 9042
Inscription: Sam 30 Juillet 2011 15:32
Localisation: A l'école des Tortues



Re: Confessions intimes

Messagepar haraldite le Jeu 24 Août 2017 11:39

Va pour les deux. En plus l'autre est à une heure de chez toi. :ouehhhh:
Image

" Je vole car cela libère mon esprit de la tyrannie des choses insignifiantes "

Saint-Exupéry
Avatar de l’utilisateur
haraldite
Remplaçant
 
Messages: 3280
Inscription: Ven 21 Décembre 2007 07:03
Localisation: FL012



PrécédenteSuivante

Retourner vers Le Cyber Café

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Google [Bot] et 7 invités