Le football : son histoire, ses légendes...

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Re: Le football: son histoire, ses légendes

Messagepar Adrien le Jeu 30 Avril 2009 08:48

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Des Equipes De Rêve...


Petit passage en revue des équipes qui ont le pus marqué le football depuis les années 50.





Image La Hongrie 1950-1954

Déjà finaliste du Mondial en 1938, la Hongrie connaîtra toutefois son apogée 15 ans plus tard, au cours d'une période où tout lui a sourit jusqu'à la fameuse finale de Coupe du Monde 1954 face à la RFA. En effet, la Hongrie est restée invaincue pendant 4 ans jusqu'à cette finale, remportant notamment la médaille d'Or aux Jeux Olympiques en 1952. Bien que n'étant pas aujourd'hui une nation jouant les premiers rôles dans le monde du football, la Hongrie a incontestablement marqué l'histoire de ce sport par son rayonnement dans les années 50, et la qualité de ses joueurs, comme Czibor, Kocsis, ou Puskas.

Gyula Grosics - Jenő Buzánszky,Mihály Lantos, - József Bozsik,Gyula Lóránt - József Zakariás,Zoltan Czibor,Sandor Kocsis,Nandor Hidegkuti,Ferenc Puskas,Mihaly Toth





Image Le Real Madrid des années 50-60

Dès la création de la Coupe d'Europe des clubs champions, le Real Madrid n'a laissé aucune miette à ses concurrents. Ni Reims, ni la Fiorentina ou le Milan AC, encore moins Francfort balayé en finale, n'ont pu empêcher les madrilènes d'accéder au sacre suprême. Remportant les cinq premières éditions de la compétition entre 1956 et 1960, le Real a été de plus finaliste en 1962 et 1964, avant de reconcquérir le titre en 1966, avec comme seul rescapé de la victoire acquise dix ans plus tôt, Gento, vainqueur de l'épreuve à six reprises. Ainsi entre 1956 et 1966, le Real Madrid a été finaliste de la Coupe d'Europe huit fois, sur onze éditions, et l'a remporté six fois. L'étendard de cette équipe reste Alfredo Di Stefano, légende absolue du football et considéré comme l'un des plus grands joueurs de l'Histoire. A ses côtés, Gento donc, ainsi que Santamaria, Kopa, puis Puskas, Amancio, ont trouvé un rôle majeur.

Alonso - Morquitos,Lesmes,Santamaria - Zarraga,Munoz - Joseito (Amancio),Kopa, Di Stefano, Rial (Puskas), Gento







Image Le Brésil 1958-1970



Sur les cinq Coupes du Monde remportées par le Brésil, trois l'ont été entre 1958 et 1970. Si l'équipe a évolué en douze ans, on retiendra toutefois que son parcours s'est déroulé selon une certaine continuité. Surtout, on remarquera que Pelé, joueur exceptionnel, s'est révélé en 1958 avant d'être une véritable référence en 1970. Entre temps, le Brésil a gagné le Mondial au Chili en 1962 sans le Roi, blessé, mais avec un très bon Garrincha. Autour de ces deux joueurs, cette équipe brésilienne a compté des footballeurs comme Didi, Vava, Zagallo, et plus tard Tostao, Carlos Alberto, ou Rivelino, qui en ont fait une équipe historique, en termes de qualité de jeu, et de cohérence.

Gilmar - Djalma Santos (Carlos Alberto),Belini,Nilon Santos - Zito,Orlando Peçanha - Garrincha (Jairzinho),Didi (Tostao),Pelé,Zagallo (Rivelino),Vava










Image L'Inter des années 60

Cette équipe est considérée comme la meilleure des années 60, remportant trois championnats, deux Coupes d'Europe, et trois Coupes intercontinentales. Sous l'impulsion d'Helenio Herrera, qui a mis en place à l'Inter un catenaccio référentiel, le club milanais a connu la plus belle période de son histoire. Des joueurs aussi redoutables que Mazzola, Suarez, ou Facchetti, en ont été les éléments les plus brillants.

Sarti - Burgnich,Guarneri,Facchetti - Jair,Bedin (Tagnin),Picchi,Suarez,Corso - Mazzola,Peiro (Milani)






Image L'Ajax des années 70

L'Ajax et, par extension, l'équipe des Pays-Bas des années 70, sont encore aujourd'hui des références pour tous les amateurs de jeu, de football vivant, dynamique. Ces équipes ont inventé quelque chose, c'est une révolution qui s'est créée par un style. Si les Pays-Bas n'ont rien gagné sur le plan international, l'Ajax a par contre été plus heureux en remportant trois fois consécutivemment la C1, avec Rinus Michels puis Stefan Kovacs aux commandes. Une équipe qui fait école encore aujourd'hui, même si les imitateurs atteignent difficilement la même symbiose.

Stuy - Suurbier,Hulshogg,Blankenburg,Krol - Neeskens,Haan,Muhren - Cruyff, Keizer, Rep (Swart)






Image Le Bayern des années 70

La meilleure période du Bayern Munich a logiquement coïncidé avec la présence dans l'équipe des trois plus grands joueurs ayant évolué dans ce club : Sepp Maier, Gerd Muller, et, bien sûr, Franz Beckenbauer. Entourés par Paul Breitner, Uli Hoeness, ou encore Rummenigge, les stars du Bayern ont permis à leur équipe de prendre la relève de l'Ajax en gagnant également trois C1 consécutivemment, face à l'Atletico Madrid, Leeds, puis Saint-Etienne, victime des poteaux "carrés". Sur le plan du jeu, c'était bien différent des néerlandais, mais avec une grande rigueur, beaucoup de discipline, et des joueurs de haut niveau, le Bayern a réussi à marquer fortement les années 70.

Maier - Hansen,Schwartzenbeck,Beckenbauer,Breitner - Roth,Zobel,Hoeness - Tostensson,Muller,Rumenigge







Image L'AS Saint-Etienne des années 70

Saint-Etienne, justement, a construit une belle équipe entre la fin des années 60 et les années 70. S'il est bien sûr impossible de la comparer aux meilleures formations de l'Histoire du football, j'ai tenu à l'inclure pour plusieurs raisons, premièrement parce que je suis stéphanois, mais surtout parce que cette équipe a selon moi offert une nouvelle impulsion au football français, en le décoinçant et en lui offrant la possibilité de montrer qu'il pouvait rivaliser avec d'autres. Car, si Reims avait déjà montré la voie dans les anénes 50, par ses parcours en Coupe d'Europe, et la qualité de son jeu, Saint-Etienne a bien été le moteur de l'émancipation du football en France. Le jeu produit, les victoires héroïques en C1, notamment face à Kiev, ont permis de montrer le potentiel du football français. Si l'équipe nationale a obtenu de bons résultats dans les années 80, c'est aussi grâce aux verts. Et, comme on le dit souvent, la victoire en Coupe du Monde 98 est également due à la confiance acquise par le football français dans les années 80. Bref, vous aurez compris ce qu'on peut en déduire: si la France a été championne du Monde, c'est grâce à Saint-Etienne. :angel_not:

Curkovic - Janvion,Repellini,Piazza,Lopez - Bathenay,Santini,Larqué - Revelli, Sarramagna, Rocheteau






Image Le Liverpool des années 70-80

Liverpool est le club anglais qui a obtenu les meilleurs résultats en Coupe d'Europe. Si les reds ont récemment été finalistes de la C1 à deux reprises, dont l'édition 2005 et la remontée face au Milan AC, c'est surtout dans les années 70 et au début des années 80 qu'ils ont connu leur apogée, en disputant cinq finales de C1 sur neuf entre 1977 et 1985, dont quatre victoires ! Nous pouvons aussi rajouter la Coupe de l'UEFA en 1973 et 1976, ainsi que la Supercoupe d'Europe en 1977...Sur le plan national, Liverpool est champion en 73, 76, 77, 79, 80, 82, 83, 84 ! Des résultats impressionnants pour une équipe composée de joueurs aussi talentueux que Kevin Keegan, John Toshack, Graeme Souness, Kenny Dalglish, et plus tard Ian Rush.

Clemence (Grobbelaar) - Neal,Hughes,Thompson(A.Kennedy)Hansen - R.Kennedy,McDermott,Souness,Case - Keegan(Rush),Toshack(Dalglish)






Image Les Pays-Bas 88

Une quizaine d'année après les échecs en Coupe du Monde et à l'Euro dans les années 70 malgré une équipe ultra douée, les Pays-Bas ont finalement réussi à remporter une compétition internationale, avec Rinus Michels sur le banc et, pour succéder aux Cruyff, Neeskens, Krol, Rensenbrink, et autres Rep sur le terrain, des joueurs aussi talentueux que Ronald Koeman, Frank Rijkaard, Marco van Basten, ou Ruud Gullit. Une équipe formée pour gagner, et un sacre mérité qui surviendra après un geste magique de van Basten justement (et bien face à Dasaev :happy: ) en finale face à l'U.R.S.S.

van Breukelen - van Tiggelen,R.Koeman, Rijkaard,van Aerle - Wouters,Vanenburg,Muhren,E.Koeman - Gullit,van Basten









Image Le Milan AC des années 80-90


A son arrivée à Milan, Arrigo Sacchi n'est pas encore très connu. Pourtant, la confiance de Berlusconi va payer : Sacchi va mettre en place une équipe exceptionnelle, exerçant un pressing constant sur l'adversaire, et tournée vers l'avant. Beaucoup d'équipes s'en inspirent aujourd'hui. Le quatuor défensif Tassotti-Costacurta-Baresi-Maldini, qui est également celui de l'équipe nationale, reste une référence. Au milieu, Rijkaard est la pièce maîtresse, joueur complet et intelligent. Donadoni, Colombo puis Albertini, Evanipuis Desailly, seront ses partenaires. Devant, Savicevic, Papin, Massaro, ont fait parti de l'équipe, mais Gullit et van basten restent les joueurs les plus marquants.Le Milan sera récompensé par deux victoires en C1 en 89 et 90, puis une troisième avec Capello aux commandes en 94, sacres ajoutés à deux finales perdues en 93 et 95, soit un total de cinq finales sur sept épreuves consécutives. Le Milan éxercera aussi sa domination dans le calcio, en remportant le titre en 88, 92, 93, 94, et 96.

Galli (Rossi) - Tassotti(Panucci),Costacurta,Baresi,Maldini - Donadoni,Rijkaard (Desailly),Albertini(Colombo),Evani(Boban) - Gullit (Massaro),van Basten








Image Le Barça de Cruyff

L'une des équipes de club les plus talentueuses jamais mises en place. Si, quand on parle de la Dream Team de Barcelone, on fait souvent référence à l'équipe de 93-94, comptant Romario dans ses rangs, c'est sans le brésilien que les catalans ont remporté la Ligue des Champions, en 1992 face à la Sampdoria de Gênes. Koeman, Guardiola, Laudrup, et Stoïchkov, étaient déjà présents et formaient le noyau dur de cette équipe. Johan Cruyff a réussit faire coïncider spectacle et résultats, talent et travail, jeu tourné vers l'avant, et équilibre. Une réussite totale qui malheureusement pris fin à Athènes lors d'une finale de C1 perdue 4-0 face au Milan de Capello. Barcelone remportera également la Coupe des Coupes en 89, et la Supercoupe d'Europe en 92, la Liga en 91, 92, 93, 94, la Coupe d'Espagne en 90, et la Supercoupe d'Espagne en 91, 92, 94

Zubizarreta - Ferrer,Koeman,Sergi (Goicoechea) - Guardiola,Amor,Nadal (Eusebio),Bakero - Stoïchkov,Romario (Salinas),Laudrup (Begiristain)








Image Le Brésil 1994-2002

Le Brésil entre 94 et 2002, même si l'équipe n'est pas la même en ces deux extrémités (Cafu et Ronaldo sont les deux rescapés), a participé à trois finales de Coupes du Monde consécutives, et en a remporté deux. Avec Romario, Dunga, Bebeto, Cafu, puis Ronaldo, Rivaldo, Roberto Carlos, et enfin Ronaldinho, Lucio, Edmilson, la sélection brésilienne, bredouille en Coupe du Monde depuis près de 30 ans après les échecs des années 70 et 80 (malgré une belle équipe en 82, et un match perdu aux tirs aux buts en 86 face à la France), s'est réconcilié avec son peuple, en revenant sur le devant de la scène, et en respectant les principes fondamentaux du football auriverde, sous l'impulsion de joueurs techniques, inventifs, et imprévisibles.

Taffarel - Cafu,Aldaïr,Marcio Santos/Junior Baiano/Lucio,R.Carlos (Branco) - Dunga,Mauro Silva (Gilberto Silva),Leonardo (Ronaldinho),Rivaldo - Bebeto,Ronaldo (Romario)








Image La France 98-2006


La plus belle page de l'Histoire du football français a été écrite par cette équipe, vainqueur à domicile de la Coupe du Monde en 98, terrassant le Brésil ; et de l'Euro 2000, après un dernier match au scénario incroyable contre l'Italie. Equilibrée, studieuse, et disciplinée, la France doit ses succès davantage au sérieux et à la cohésion de ses joueurs, qu'au jeu pratiqué, même si l'équipe est devenue de plus en plus tournée vers l'avant après 98 avec l'émancipation de joueurs créatifs comme Pires, Wiltord, Henry, aux côtés des maîtres à jouer Zidane et Djorkaeff. Cette équipe s'est éteinte en 2006 après une seconde finale de Coupe du monde, perdue face à l'Italie, une équipe, huit ans après le premier sacre, forcement remaniée, mais comptant toujours dans ses rangs la colonne Barthez-Thuram-Vieira-Zidane-Henry.


Barthez - Thuram(Sagnol),Desailly,Blanc,Lizarazu - Vieira,Deschamps,Petit - Zidane - Djorkaeff,Henry






Autres :

Dans les années 60, le Benfica d'Eusebio a mis fin à la supprématie du Real Madrid en Coupe d'Europe en remportant deux C1 en 1961 et 1962, face à Barcelone puis, justement, le Real Madrid.

Un peu plus tard, Manchester a construit une belle équipe autour de joueurs comme Bobby Charlton et Denis Law, et du phénomène George Best. Une autre équipe de rêve sera mise en place par Alex Ferguson à la fin des années 90 où, malgré le départ de Cantona, l'écossais pourra compter sur Giggs, Schmeichel, Stam, Keane, ou encore le duo infernal Yorke-Cole, et la star Beckham. Cette équipe réalisera le triplé Coupe-Championnat-C1 en 99.

Si l'Ajax a eu son heure de goire dans les années 70, une nouvelle équipe très talentueuse a vu le jour dans les années 90, entraînée par Louis van Gaal, qui pouvait compter sur les jumeaux de Boer, Overmars, le jeune Kluivert, Blind, les infatigables Seedorf et Davids, le talentueux meneur de jeu Litmanen, et comme guide Rijkaard parti du Milan AC. Une équipe récompensée par une victoire en C1 en 95.

La Juventus, déjà vainqueur de la Ligue des Champions en 1985 avec Platini, Boniek, Tardelli, ou Scirea, connaîtra son heure de gloire dans les années 90 avec Marcelo Lippi, qui a mis au point une machine à gagner, tant sur le plan national qu'européen, grâce à des joueurs comme Peruzzi, Ferrara, Del Piero, Montero, Pessotto, Deschamps, Zidane, puis Davids.

Le FC Porto, club plus modeste, aura le mérite d'avoir pu également construire la meilleure équipe d'Europe, remportant, en plus des titres nationaux, la Coupe de l'UEFA en 2003 et la Ligue des Champions en 2004, avec sur le banc le tacticien Mourinho, pouvant compter sur Vitor Baia dans les buts, Ricardo Carvahlo en défense, le duo Costinha-Maniche dans l'entre jeu, et le maître à jouer Deco devant eux.

Quant à Barcelone, la Dream Team de Cruyff aura pour héritière celle de Rijkaard, remportant la C1 en 2006 avec dans ses rangs Rafael Marquez, Puyol, ou le trio Deco-Eto'o-Ronaldinho, sans oublier le joker Larsson.

Le voisin madrilène n'est pas en reste puisqu'il remporte entre 98 et 2002, trois C1 sur cinq éditions, avec d'abord l'équipe des Mijatovic, Seedorf, Sanchis, puis celle des pré-Galactiques, autour de Figo et Zidane, mais dans le premier cas comme le second, il y a toujours Raul, Morientes, Hierro, et Roberto Carlos.

Enfin, le Milan AC connaîtra une réussite semblable avec Carlo Ancelotti, en disputant aussi trois finales de C1 en cinq ans (mais en en remportant deux), avec pour stars Andreï Shevchenko (déjà transféré lors de la dernière victoire), Alessandro Nesta, Andrea Pirlo, Clarence Seedorf (vainqueur de l'épreuve avec trois équipes différentes), Filippo Inzaghi, Rui Costa, puis Ricardo Kaka' et, toujours, Paolo Maldini.



Edit : merci, l'inspecteur des travaux finis. :angel_not:

Edit 2 : pour Baggio, il s'agit bien entendu d'une erreur de clavier, je m'en excuse.
Dernière édition par Adrien le Jeu 30 Avril 2009 19:28, édité 3 fois.
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Re: Le football: son histoire, ses légendes

Messagepar Rivaldo89 le Jeu 30 Avril 2009 18:50

"Le Milan éxercera aussi sa domination dans le calcio, en remportant le titre en 88, 82, 93, 94, et 96."

:angel_not:

EDIT: tkt, ça fait un bout de temps que je le fais ch*** :tongue1:
Dernière édition par Rivaldo89 le Jeu 30 Avril 2009 19:35, édité 1 fois.
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Re: Le football: son histoire, ses légendes

Messagepar Omg:/ le Jeu 30 Avril 2009 19:23

Gohaxj a écrit:Roberto Baggio, le divin
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Né en 1967, 56 sélections, 2 buts.


Bon puisque Rivaldo89 semble avoir ouvert les hostilités. :happy:
J'aurais dit un peu plus que 2, dans les 27 au hasard dirons nous. :angel_not:
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Bien triste tout ca...:/
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Re: Le football: son histoire, ses légendes

Messagepar Cabrón 14 le Ven 1 Mai 2009 17:34

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Re: Le football: son histoire, ses légendes

Messagepar Adrien le Sam 27 Juin 2009 20:58

Les exams terminés, je continue :

LE BUT DU JEU...

...c'est de marquer, bien entendu, même si ça va au delà de ça pour beaucoup d'équipes. Marquer, c'est une finalité dans l'action, comme gagner est une finalité dans un match. Marquer c'est aussi une aptitude, une capacité, un talent, et certains joueurs sont arrivés à en faire un métier :


Arthur Friedenreich
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(1892-1969) Le football du début du XXème siècle est souvent oublié, car trop peu institutionnalisé, et les moyens de diffusion et d'accès trop peu facilités. Pourtant, c'est la période des années 10-20 qui aura vu le premier grand footballeur éclore. Il y a des signes qui ne trompent pas : Friedenreich avait un père allemand et une mère brésilienne. Les deux nations les plus titrées de l'histoire du football se partagent donc le mérite de la naissance de ce prodige. Le Tigre totaliserait 1239 buts en 1329 rencontres. Buteur extraordinaire, il était aussi un artiste accompli, et on considère qu'il a inventé beaucoup de gestes utilisés ultérieurement par ses compatriotes, comme les feintes de corps. Friedenreich, la première star du football et peut-être le plus grand joueur de l'histoire.

Vidéo de Friedenreich



Paulino Alcántara
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(1896-1964) Avec 356 buts en 357 matchs sous le maillot du FC Barcelone, Alcántara est le buteur le plus prolifique de ce club. Né aux Philippines, il a rejoint Barcelone et, pour son premier match, a inscrit un triplé à l'âge de 15 ans. Avec Zamora et Samitier, il est l'un des tous premiers grands footballeurs à avoir joué dans ce club.

Vidéo de Alcántara


Ferenc Puskás
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(1927-2006) La grande équipe de Hongrie des années 50 avait trouvé avec Puskás, autour de Czibor et Kocsis, son meilleur représentant. Ce génial buteur atteint d'ailleurs le chiffre impressionnant de 84 buts en 85 sélections sous le maillot national. C'est donc tout naturellement qu'il a été transféré au Real Madrid, plus grand club de l'époque, pour inscrire plus de 230 buts et devenir une icône au côté du maître Alfredo di Stéfano. Puskás est encore de nos jours considéré comme l'un des plus grands buteurs jamais vus.

Vidéo de Puskás



Eusébio
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(1942) C'est au Mozambique que le Portugal a trouvé sa première grande star. Ce joueur athlétique a marqué 41 fois avec le Portugal. En club, c'est au Benfica qu'il a pu s'épanouir et montrer son meilleur football. Les centaines de buts qu'il a inscrit en font l'icône de cette équipe, et il est toujours le numéro un du club, toutes époques confondues. Le plus grand moment de sa carrière reste sans doute le 1/4 de finales de coupe du monde en Angleterre (1966), joué face à la surprise nord-coréenne. Rapidement menés 0-3, les portugais semblent se diriger vers la défaite, mais Eusébio marque quatre buts et renverse littéralement la rencontre. Le Portugal s'imposera finalement 5-3.

Vidéo de Eusebio
Corée du Nord Vs. Portugal



Gerd Müller
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(1945) Dans son style, difficile de trouver plus fort. Müller est une référence, un modèle. Cet artificier allemand a marqué 62 fois en 68 apparitions internationales, et plus de 500 fois avec le Bayern. Il était un véritable poison pour les défenseurs. Joueur de surface, il n'avait pas un grand volume de jeu mais la moindre opportunité lui permettait de faire trembler les filets. Avec Beckenbauer et Maier, il est le meilleur emblême de la réussite allemande dans les années 70.

Vidéo de Müller



Kevin Keegan
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(1951) Liverpool a toujours pu compter sur de grands attaquants pour le mener vers la victoire. Keegan et Dalglish, Rush et Toshack, Owen et Fowler, aujourd'hui Fernando Torres. Le premier d'entre eux a été un grand attaquant dans les années 70. Il a atteint la barre des 100 buts avec Liverpool, et a marqué 21 fois sous le maillot anglais. Il n'est pas le buteur le plus prolifique de cette liste mais il était à nommer.

Vidéo de Keegan


Kenny Dalglish
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(1951) A l'instar de Keegan, il n'est pas le meilleur représentant de cette liste de buteurs, mais il était à inclure. Ce joueur écoassais est le plus grand joueur de l'histoire de ce pays. Attaquant polyvalent, Dalglish a marqué 172 fois avec Liverpool, et 31 fois avec l'Ecosse. Il est d'ailleurs le premier joueur à avoir atteint la barre des cent buts dans le championnat écossais puis dans le championnat anglais.

Vidéo de Dalglish


Mario Kempes
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(1954) Après di Stéfano (même s'il a joué pour l'Espagne) et avant Maradona, le football argentin a trouvé sa star en la personne de Mario Kempes. El Matador a connu le paroxysme de sa carrière au mondial 1978, où il a marqué six fois. Il a également été deux fois le Pichichi de la Liga espagnole avec son club du FC Valence. Très adroit face au but, et disposant d'une technique de frappe complète, Kempes était surtout un joueur très opportuniste.

Vidéo de Kempes


Karl-Heinz Rummenigge
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(1955) L'Allemagne n'a pas attendu longtemps après Müller pour trouver un attaquant capable de marquer avec régularité. Comme son aîné, Rummenigge a évolué au Bayern de Munich, où il a inscrit 162 buts. En équipe nationale, il est même plus capé que lui (95 apparitions contre 62), mais il a moins marqué (45 contre 68). Rummenigge a aussi goûté au football italien en jouant pour l'Inter au milieu des années 80. Après Müller et avant Klinsmann, Rummenigge montre l'aptitude du football allemand à former de grands attaquants.

Vidéo de Rummenigge


Paolo Rossi
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(1956) Souvent présenté comme l'homme d'une seule compétition, Paolo Rossi a toutefois été meilleur buteur du championnat italien avec Vicenza, et était déjà présent au mondial 1978. Mais c'est effectivemment en 1982 qu'il connaîtra son heure de gloire. Il termine meilleur buteur de la compétition avec six buts, et est élu meilleur joueur et meilleur buteur du tournoi. Avec le Ballon d'Or glané dans la foulée, il devient ainsi le premier (et encore seul aujourd'hui) footballeur a remporté ces trois récompenses la même année.

Vidéo de Rossi



Hugo Sánchez
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(1958) Il est souvent considéré comme le plus grand footballeur mexicain. Il a inscrit 479 buts en 840 rencontres, entre le Real Madrid, l'Atletico, l'América,...mais aussi l'équipe nationale mexicaine pour laquelle il a marqué 29 fois. Cinq fois Pichichi, il a été l'un des attaquants les plus spectaculaires de la planète notamment grâce à ses bicyclettes.

Vidéo de Hugo Sánchez



Igor Belanov
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(1960) Après Yashine et Blokhine, Blenanov fut le troisième russe à remporter le Ballon d'Or, en 1986. Il réalisa notamment un triplé contre la Belgique en coupe du monde la même année. Toujours en 1986, son club du Dynamo Kiev gagna la Coupe des Coupes. Son entraîneur Lobanovski lui a accordé toute sa confiance. Belanov, outre son talent face au but, était un joueur rapide, collectif, capable d'apporter autant sans le ballon, qu'avec.


Gary Lineker
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(1960) Lineker a marqué 30 buts avec Everton en 1986, en étant ainsi le meilleur buteur du championnat. Il signa sans tarder à Barcelone, où il évoluera pendant trois saisons. Mais c'est plus tôt, à Leicester, qu'il connu ses meilleures années, enchaînant les buts et devenant une star dans ce club. Il a aussi joué à Tottenham et, en sélection, il a marqué pas moins de 48 buts ! (en "seulement" 80 sélections).

Vidéo de Lineker


Jean-Pierre Papin
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(1963) Entre les deux belles générations de 82-86 et 98-2006, l'équipe de France n'a pas connu de réel succès. Pourtant, de très bons joueurs y ont évolué, notamment Cantona, Ginola, mais surtout "JPP", Ballon d'Or 1991, et footballeur atypique. Il était doté d'une technique de frappe monstrueuse, lui permettant de marquer dans des positions impossibles. Critiqué à ses débuts à l'OM, il a rapidement fait chaviré le coeur des supporters marseillais avec ses nombreuses papinades. Papin a réussi l'exploit d'être cinq fois de suite meilleur buteur du championnat. La malchance a voulu qu'il perde la finale de la C1 en étant du côté de Marseille et que, deux ans plus tard, il la perdre à nouveau avec Milan face à...Marseille. Papin est l'auteur de trente buts avec les bleus, et de près de 200 avec Marseille.

Vidéo de Papin


Marco van Basten
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(1964) A son poste, il figure parmi les plus grands joueurs de l'histoire. Que ce soit à l'Ajax, au Milan, ou avec les Pays-Bas (notamment lors de l'Euro 1988 où il inscrit 5 buts pour terminer meilleur buteur de l'épreuve), il a montré des qualités variées comme l'agilité, l'opportunisme, la frappe, l'intelligence. Qualités qui lui ont permis de remporter trois fois le Ballon d'or.

Vidéo de van Basten




Jurgen Klinsmann
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(1964) Il a tout gagné avec la Mannschaft, le mondial italien de 1990 comme l'Euro anglais de 1996. Véritable poison pour les défenses, Klinsmann a été l'un des représentants du nouveau profil des attaquants dans les années 90, plus mobile, plus habile dans le jeu, mais toujours efficace (47 buts en sélection). Il a connu beaucoup de clubs (Stuttgart, l'Inter, le Bayern, Tottenham, où même en D1 française à Monaco) et a à chaque fois impressionné par son sens du jeu. Un attaquant intelligent, volontaire, et astucieux.

Vidéo de Klinsmann

Romário
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(1966) Un véritable buteur, très complet, et surtout très technique. Il pouvait marquer à partir de n'importe quel type d'occasion. Très adroit, il pouvait dribbler, lober, frapper en force, pied droit, pied gauche. Il a terminé meilleur buteur partout où il est passé, au Brésil, aux Pays-bas, en Espagne, aux Etat-Unis lors du Mondial 1994, de la C1 avec le PSV, etc...Il a aussi inscrit 55 buts en sélection. Véritable prodige, il a continué à jouer jusqu'à 42 ans, en continuant à essayer de marquer toujours plus pour battre les records.

Vidéo de Romário


Davor Šuker
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(1968) 'Sukerman' est le meilleur buteur du Mondial en France (1998). Joueur gaucher, il était doté d'un grand opportunisme et d'une très bonne technique, propre aux joueurs venant des Balkans. Il est naturellement le meilleur buteur croate avec 45 réalisations. En club il est notamment passé par Séville, le Real Madrid, où Arsenal. Il fait incontestablement parti des excellents avant-centres des années 90.

Vidéo de Šuker


Gabriel Batistuta
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(1969) 20 ans après Kempes, l'Argentine avait trouvé en Batistuta le meilleur type d'attaquant possible. Sans s'étendre sur ses qualités évidentes dans la surface de réparation, qui en faisaient un renard hors pair, Batigol possédait en outre une terrible frappe de balle, le rendant dangereux même en dehors de la surface, notamment sur coup-franc. Meilleur buteur étranger du calcio, Batistuta a marqué 56 buts avec l'Argentine.

Vidéo de Batistuta


Alan Shearer
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(1970) Le meilleur attaquant anglais des années 90. Sans avoir la fougue de Batistuta, il était lui aussi un de ces avant-centres capables de marquer de l'extérieur de la surface de vérité, et sur coup-franc. Il a la particularité d'être resté fidèle à son club de Newcastle de son arrivée en 1996 jusqu'à sa retraite dix ans plus tard. Son palmarès s'en trouve donc très pauvre, et seul figure un championnat d'Angleterre remporté avec Blackburn. En sélection, Shearer a marqué 30 fois.

Vidéo de Shearer


Ronaldo
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(1976) Le même modèle que Romário mais avec les options en plus (explosivité, créativité, génie encore plus grand). C'est simple, Ronaldo peut être considéré comme le meilleur à son poste toutes époques confondues. Il avait non seulement le sens de la finition, ce qui lui a permis de rester efficace une fois le démarrage perdu avec les années et après les nombreuses blessures, mais aussi un immense inventaire de gestes, de dribbles, et une accélération dévastatrice. Un joueur unique qui a réussit l'exploit d'atteindre des chiffres extraordinaires malgré les nombreuses indisponibilités : 62 buts en sélection, meilleur buteur de l'histoire du mondial avec 15 réalisations, 47 buts en une saison à Barcelone, une nouvelle fois Pichichi au Real Madrid, etc.

Vidéo de Ronaldo

Andreï Shevchenko
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(1976) 'Sheva' avait déjà laissé entrevoir ses énormes qualités au Dynamo Kiev, notamment lors d'un match contre Barcelone au Camp Nou. Mais c'est à Milan qu'il est devenu l'un des meilleurs joueurs du monde. Meilleur buteur de championnat italien en 2000 et 2004, Ballon d'Or cette même année, buteur 41 fois en sélection, Shevchenko peut se vanter, en plus de ses qualités de finisseur, d'être un joueur complet capable de faire le jeu, d'assister, et de mener un groupe. De quoi regretter davantage son talent vu l'ombre qu'il est devenu depuis 2006.

Vidéo de Shevchenko

Ruud van Nistelrooy
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(1976) Peut-être, au niveau du style de jeu, le joueur actuel se rapprochant le plus de Gerd Müller, avec une insolente réussite dans la surface de réparation, mais aussi une bonne technique individuelle qui s'exprime moins par les dribbles ou les passes que par la couverture de balle et l'adresse en général. Ayant la particularité d'être né le même jour que Kluivert, il a longtemps été dans l'ombre de ce dernier. Mais il a finalement pris le dessus. Meilleur buteur que son compatriote, il a terminé en tête du classement en Angleterre en 2003 (25 buts), en Liga en 2007 pour sa première saison espagnole (25 buts), et meilleur buteur de la Ligue des Champions lors de trois éditions différentes (2002, 2003, 2005).

Vidéo de van Nistelrooy à Manchester
Vidéo de van Nistelrooy au Real Madrid


Thierry Henry
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(1977) Ce n'est pas un buteur dans l'âme. Ailier gauche de formation, joueur altruiste, la finition n'était pas son meilleur atout. Pourtant, replacé dans l'axe par Arsène Wenger, il a démontré être capable d'enchaîner les buts : quatre fois meilleur buteur du championnat anglais (et meilleur buteur étranger de l'histoire de la Premier League), 51 buts en Ligue des Champions, meilleur buteur de l'histoire de l'équipe de France (48 buts) et, encore à Barcelone, il a continué dans cette voie : 19 buts pour sa première saison malgré un rendement critiqué et une absence de continuité dans ses apparitions, et 27 buts l'année suivante malgré son positionnement côté gauche.

Vidéo de Henry



Samuel Eto'o
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(1981) Joueur plein d'abnégation sur le terrain, travailleur infatigable, Eto'o, boudé par le Real Madrid, eut sa chance en catalogne au Barça. Il n'a eu besoin d'aucune adaptation : 25 buts en Liga dès sa première année, 26 la suivante (pichichi), 11 buts en 19 matchs et 16 en 18 rencontres les deux saisons suivantes, et enfin 30 en 2008-2009. Des chiffres qui en font incontestablement l'un des meilleurs buteurs de la Liga dans les années 2000. Il a également réussit à inscrire 37 buts avec son équipe nationale. Sa hargne, sa détermination, son style de jeu, en font un joueur original et atypique.

Vidéo de Eto'o
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Re: Le football: son histoire, ses légendes

Messagepar Cabrón 14 le Ven 28 Août 2009 17:20

Je ne mentionnerai ici que les "traitres" qui sont passés par le Barça. En effet, Dans l'Equipe Mag de demain il y a un dossier fort intéressant sur les "Passages à l'ennemi".
Cet été, Manchester City a réussi à enrôler la star argentine Carlos Tevez, chouchou des supporters...de Manchester United. Il n'est évidemment pas le premier à quitter son club pour passer chez le rival. Retour en images sur les joueurs qui sont passés directement de leur club à l'ennemi juré.

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LUIS FIGO, du FC Barcelone au Real Madrid en 2000
Capitaine et enfant chéri des Catalans, le Portugais Luis Figo trahit toute un peuple lorsqu'il signe au Real Madrid en 2000 pour plus de 60 millions d'euros. Le premier galactique de l'ère Florentino Pérez. Son retour au Nou Camp sera houleux. Une tête de cochon, une bouteille de whisky et d'autres projectiles lui sont adressés tout au long du match par les supporters catalans qui ne lui pardonneront jamais ce transfert.


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LUIS ENRIQUE, du Real Madrid au FC Barcelone en 1996
Le joueur quitte le rival madrilène pour la Catalogne en 1996 en devient immédiatement une pièce maîtresse du club. Polyvalent, il s'adapte à tous les systèmes de jeu. Peu apprécié par les supporters madrilènes, il prend l'habitude de marquer à Santiago Bernabeu et fait ressentir sa joie de manière explicite. Un vrai Catalan d'adoption.


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FRÉDÉRIC DÉHU, du PSG à l'OM en 2004
Fabrice Fiorèse, Jérôme Leroy, Lorik Cana, Modeste M'Bami auraient pu figurer dans cette sélection mais Frédéric Déhu a un petit plus. Il était le capitaine du PSG lorsqu'il a annoncé sa signature chez le rival marseillais en juin 2004. Il jouera d'ailleurs une atroce finale de Coupe de France avec le club de la capitale contre Chateauroux, soulevant en pleurs le trophée, après un concert de sifflets tout au long du match.


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MICHAEL LAUDRUP, du FC Barcelone au Real Madrid en 1994
Quatre fois champion d'Espagne avec le FC Barcelone et titulaire indiscutable de la ''Dream Team'' de Johan Cruyff, le Danois quitte étrangement la Catalogne et joue deux années au Real Madrid. Sans doute vexé de ne pas avoir joué la finale perdue de la Ligue des champions en 1994 (défaite 4 - 0 contre le Milan AC) à cause du nombre limité de joueurs étrangers, il rejoint donc la capitale espagnole et remporte le titre dès sa première année.


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BERND SCHUSTER, du FC Barcelone au Real Madrid en 1988
Un parcours original pour l'Allemand. Il passe d'abord de Barcelone au Real Madrid en 1988 après huit années chez les Blaugrana puis du Real à l'Atletico deux ans plus tard. Le temps pour lui de remporter deux titres de champion avec les Merengue.


Ils sont accompagnés par Giresse, Campbell, Baggio, Seedorf, Ashley Cole, Gomis, Hugo Sanchez, Luccin & Ruggeri.
http://www.lequipemag.fr/EquipeMag/Repo ... nnemi.html
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Re: Le football: son histoire, ses légendes

Messagepar Adrien le Sam 19 Septembre 2009 08:53

GreGoL a écrit:
L'équipe a écrit:LUIS ENRIQUE, du Real Madrid au FC Barcelone en 1996
Le joueur quitte le rival madrilène pour la Catalogne en 1996 en devient immédiatement une pièce maîtresse du club. Polyvalent, il s'adapte à tous les systèmes de jeu. Peu apprécié par les supporters madrilènes, il prend l'habitude de marquer à Santiago Bernabeu et fait ressentir sa joie de manière explicite. Un vrai Catalan d'adoption.


Peut-on demander des droits d'auteur à L'équipe ? Ils ont pioché ce commentaire dans la page de Luis Enrique sur Wikipedia. Du vrai journalisme d'investigation.
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Re: Le football: son histoire, ses légendes

Messagepar HyPn0sS le Sam 19 Septembre 2009 13:15

Une question, c'est vous qui écrivez ces pages? Parce que c'est vraiment bien fait et instructif pour un jeunot comme moi lol. Merci en tout cas de les poster.
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Re: Le football: son histoire, ses légendes

Messagepar Adrien le Ven 19 Mars 2010 19:26

L'histoire de la sélection néerlandaise :
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"L'important, c'est de participer". Le célèbre dicton pourrait servir de référence à la sélection néerlandaise de football. Si ce pays est sûrement, derrière l'intouchable Brésil, celui qui a révélé le plus de grands joueurs dans ce sport, s'il est aussi celui qui a souvent proposé la meilleure qualité de jeu au cours des différentes époques, il est pourtant resté vierge de titres, jusqu'en 1988, et n'a jamais remporté le Graal, à savoir le mondial. Ce n'est pas faut d'avoir essayé, mais quand l'occasion s'est réellement présentée, les bataves ont échoué en finale (les années 70) où ont été incapables de franchir l'étape incontournable des tirs aux buts (1998). Retour sur le parcours des plus séduisants losers de l'histoire du football.

À une époque où le football n'est guère institutionnalisé, la sélection néerlandaise fait ses débuts en même temps que ses voisins européens. Le début du vingtième siècle est l'occasion pour les équipes nationales de se former, jusqu'à la première Coupe du Monde en 1930. Les Pays-Bas ne participeront pas à cette épreuve mais seront au rendez-vous lors des deux suivantes, sans succès. Jusqu'au début des années 70, les Oranje ne parviennent pas à tirer leur épingle du jeu ni sur le plan continental, ni lors des Mondiaux. Les Pays-bas ne sont pas encore une grande équipe de football. La génération Cruyff va changer cela.

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L'impusion donnée à la sélection néerlandaise est amenée deux clubs : le Feyenoord et l'Ajax. Vainqueurs de la Ligue des Champions, ces deux équipes vont populariser le football néerlandais, le rendre à la mode. Cette décennie va permettre aux Pays-Bas de montrer tout son potentiel sur la scène internationale, mais à aucun moment elle ne sera sacrée. En 1974, elle échoue de très peu malgré la présence de Cruyff, au sommet de son art, face à l'Allemagne de Beckenbauer. Pourtant, les Pays-Bas sont la meilleure équipe de la compétition et développent un jeu remarquable; le football "total" prend tout son sens et les oranges mécaniques révolutionnent la conception européenne du football. Mais le trophée leur échappe, tout comme celui du championnat d'Europe deux ans plus tard où les néerlandais finissent troisièmes. Ce manque de réussite contraste avec les victoires de l'Ajax en Coupe d'Europe.
Vidéo des Pays-Bas en 1974

En 1978, l'occasion de faire oublier ces échecs se présente, malgré l'absence de Johan Cruyff, pense-t-on à cause de son opposition à la dictature argentine à l'époque, mais en réalité à cause d'une agression à son domicile où il avait été menacé de mort. Néanmoins, l'équipe des Pays-Bas a fière allure avec Johnny Rep, Rensenbrink, Neeskens, ou encore Krol. Ils réalisent toutefois un premier tour laborieux avec une défaite, un nul, et une victoire. Le second tour se passe mieux et ils se qualifient finalement pour la dernière marche, face au pays organisateur. L'Argentine, au terme d'un match historique, s'imposera 3-1 après les prolongations et les Pays-Bas ont une nouvelle fois laissé passer l'occasion d'inscrire un titre à leur vierge palmarès.
Vidéo de la finale Argentine - Pays-Bas avec Christian Jean-Pierre

C'est une cruelle désillusion. Le football néerlandais a connu sa meilleure génération mais n'a rien gagné. Il a du mal à se relever. Après 1978 et la victoire du PSV en Coupe de l'UEFA accompagnée de la finale de Coupe du Monde de la sélection, il se passe près de dix années de disette. L'équipe nationale n'est pas qualifiée pour les mondiaux de 1982 et 1986, ni pour l'Euro 1984. Il faut attendre 1987 pour que le pays retrouve le goût de la victoire, avec la Coupe des Coupes remportée par l'Ajax. Mais c'est surtout l'année 1988 qui sera celle de la consécration. Après que le PSV ait gagné la Coupe d'Europe des clubs champions, la sélection remporte enfin un titre en battant l'U.R.S.S. en finale de l'Euro, avec un but historique de van Basten à la clef. Un trophée à la hauteur du talent de cette équipe, où Rijkaard, les frères Koeman, Gullit, et van Basten, ont remplacé Krol, Cruyff, Neeskens, Rep, et Rensenbrink.
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Les années 90 verront une nouvelle génération de joueurs brillants apparaître sous le maillot orange. Cette génération provient surtout de l'Ajax d'Amsterdam, qui vingt an après a retrouvé son statut de grand d'Europe en remportant la Ligue des Champions en 1995, en étant finaliste l'année suivante, et après avoir déjà gagné la Coupe de l'UEFA en 1992. Bergkamp, van der Sar, les frères de Boer, Seedorf, Davids, Kluivert, Overmars, Reiziger,...Presque tous les joueurs qui formeront l'équipe type de la sélection ont fait leur classe à l'Ajax. Seul Cocu semble faire exception dans cet océan d'amstellodamois. Cette équipe, fidèle aux principes de ses aînés, va développer un jeu attrayant, tourné vers l'avant, et rentabiliser au maximum les qualités individuelles de ses joueurs, comme la vitesse d'Overmars, le génie de Bergkamp, ou la pugnacité de Davids. Mais, à l'instar de la "génération Cruyff", elle va échouer à chaque fois malgré ses possibilités. Les tirs aux buts leur seront fatals, d'abord en 1996 contre la France, puis en 1998 face au Brésil, et enfin en 2000, à domicile, contre l'Italie. Absents de la Coupe du Monde 2002, les néerlandais auront une dernière occasion de profiter de cette génération dorée à l'Euro 2004, mais ils perdent contre le pays organisateur, le Portugal en demi finales.
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Aujourd'hui, que penser de la sélection néerlandaise ? Individuellement, les joueurs font pâle figure face à leur prédécesseurs qui n'ont pourtant rien gagné. Sur le plan défensif, la différence est abyssale : Stekelenburg, Ooijer, Mathijsen, Boulahrouz ne tiennent pas la comparaison face à van der Sar, Frank de Boer, Stam, et même Reiziger. Au milieu, le constat est le même : Engelaar, Maduro, de Jong sont inférieurs à Cocu ou Davids. Devant, par contre, le talent est là. Les Pays-Bas disposent d'individualités de qualité, pourtant, van der Vaart n'est pas Bergkamp, Huntelaar n'est pas Kluivert ni van Nistelrooy, Babel n'est pas Overmars. Restent van Persie, Robben, et Sneijder qui semblent être dans la mesure de tirer vers le haut cette équipe, encore faudrait-il que les blessures les laissent plus souvent tranquilles.
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Cruyff : s'il ne devait en rester qu'un, ce serait lui. Il n'est pas un joueur néerlandais, il est le football néerlandais, au moins en grande partie, un honneur qu'il peut partager avec Rinus Michels. Cruyff est bien sûr, et avant tout, un exceptionnel joueur, déséquilibrant, "innarêtable", et buteur. Mais il est aussi un extraordinaire penseur du football, ce qui lui a permis de devenir bien plus qu'un joueur. Sa recherche de la perfection et de l'optimisation maximale du rendement de son équipe en ont fait un grand capitaine puis un grand entraîneur. À l'Ajax, meilleur joueur de l'équipe triple vainqueur de la C1, et au Barça, mythe dans les années 70 puis tacticien dans les années 90, il a construit sa légende.
Vidéo de Cruyff

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Neeskens : 'Johan II', souvent qualifié de porteur d'eau de Cruyff à l'Ajax, en sélection, et à Barcelone, fut bien plus que le second du maître. Milieu tout terrain, premier défenseur et premier relanceur de son équipe, ce "relayeur" est l'un des meilleurs joueurs de son époque à son poste. Il symbolise lui aussi le football total par sa polyvalence et son activité incessante. Neeskens était également doté d'une bonne frappe de balle et il peut être considéré comme le vrai moteur des équipes où il a évolué. Dans le cœur du jeu, sa rigueur et son excellence ont souvent fait de lui le premier atout de son club et le premier obstacle à surmonter pour ses adversaires.
Vidéo de Neeskens

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Rensenbrink : dans la tradition des grands joueurs offensifs néerlandais, Rensenbrink trouve une palce majeure. Ailier gauche, ou second attaquant, il a remarquablement pris la relève de Johan Cruyff, absent du mondial 1978. Au cours de cette épreuve, il a inscrit cinq buts et a développé un football remarquable en emmenant son équipe vers la finale en compagnie de Johan Neeskens. À la dernière minute du match , à un partout, il manque d'ailleurs d'offrir un premier sacre à son pays en trouvant le poteau de Fillol. En club, il a principalement évolué à Anderlecht, mais a terminé sa carrière en France, à Toulouse.

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Rijkaard : il est difficile de trouver dans l'histoire du football un joueur plus brillant au même poste. Milieu défensif, à la fois récupérateur, relanceur, organisateur, Rijkaard incarne la quasi perfection dans cette zone du terrain. Complet, il était capable de remonter les ballons et d'attaquer comme un meneur de jeu, mais aussi de défendre voire de jouer plus bas en défense centrale comme il l'a fait en sélection. Vainqueur de l'Euro 1988 avec les Oranje, son palmarès en club est époustouflant puisqu'il a eu le privilège d'être la pierre angulaire du Milan de Sacchi, vainqueur en championnat et en C1, et aussi le guide de l'Ajax de van Gaal, remportant une nouvelle fois la C1. Mais Rijkaard a également réussi en tant qu'entraîneur puisque, après deux années sur le banc de la sélection et un passage difficile au Sparta de Rotterdam, il a offert à Barcelone de merveilleux moments de football faisant suite à plusieurs années vierges de titres et de jeu, en mettant en scène des artistes tels que Ronaldinho, Deco, Eto'o ou en lançant le jeune Lionel Messi.
Vidéo de Rijkaard à l'Ajax
Vidéo de Rijkaard à Milan

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Koeman : pour beaucoup, il est le meilleur défenseur de sa génération, avec Baresi. Solide, physique, mais surtout extrêmement adroit de son pied droit, Koeman est un défenseur - buteur. Il a marqué de nombreuses fois sur coup-franc, sur penalty, ou sur des frappes puissantes de l'extérieur de la surface de réparation. Tactiquement irréprochable, Koeman est naturellement devenu le chef de la défense, que ce soit à Barcelone, ou au PSV Eindhoven et en sélection, équipes où ses qualités lui ont souvent permis de jouer au milieu de terrain.
Vidéo des coup-francs de Koeman

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Van Basten : la grande figure de la génération néerlandaise des années 80. Pourtant, il était remplaçant au départ de l'EURO 88 qui a pour la première et unique fois sacré les bataves. Cette situation n'a pas duré tant ce buteur a rapidement démontré qu'il était tout sauf un second couteau. Ses trois Ballons d'or témoignent de son excellence à son poste : une adresse inégalée dans la surface de réparation, une technique tout en coordination, il est l'archétype du buteur idéal et de l'attaquant "total".
Vidéo devan Basten

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Gullit : il est au secteur offensif ce que Rijkaard est au secteur défensif : joueur polyvalent, accrocheur, buteur, meneur de jeu, il avait à peu près tout dans son répertoire. Gullit a formé un duo inoubliable avec van Basten tant au Milan AC qu'en sélection. Ballon d'Or lui aussi, il est peut-être finalement le meilleur ambassadeur du football néerlandais en cette période, car s'il n'a pas eu la notoriété de van Basten, il a, par sa régularité et sa longévité, sa carrière impressionnante et son impact sur le jeu de ses équipes, incarné la qualité du football de ce pays. Un crack.
Vidéo de Gullit

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Bergkamp : classe, élégance, imagination et talent sont les mots caractérisant le mieux Dennis Bergkamp. Attaquant de soutien incroyablement inventif, il est la référence de sa génération comme Cruyff et van Basten l'avaient été pour la leur. Découvert à l'Ajax, il est passé par l'Inter où il n'a pas brillé en championnat mais où il a été d'une grande influence pour la conquête de la Coupe de l'UEFA. Mais c'est à Arsenal qu'il a laissé le meilleur souvenir. Avant l'arrivée puis l'explosion de Thierry Henry, il a été de loin le joueur le plus déterminant de l'équipe et la grande star du club. Ses contrôles impossibles, ses mouvements inattendus et ses inspirations géniales ont amené des buts historiques, comme contre Newcastle où il exécute un grand pont alors que son adversaire est derrière son dos, où face à la Juventus où il offre un but à Ljunberg après un somptueux numéro. Comme tous ses compatriotes de la même génération, il a été malheureux dans les grandes compétitions internationales, son équipe ne parvenant jamais, ni en 1996, ni en 1998, ni en 2000, à sortir vainqueur de la séance des tirs aux buts , mais individuellement il a démontré toute sa qualité. Il est sans doute l'un des meilleurs joueurs du mondial 98 et il est le co-meilleur passeur de l'histoire de l'Euro..
Vidéo des passes de Bergkamp 1/2
Vidéo des passes de Bergkamp 2/2

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F. de Boer : ce talentueux joueur, sûrement l'un des défenseurs les plus doués naturellement de sa génération (le plus doué ?) a débuté à gauche mais son manque de vitesse l'a recentré rapidement. Ses qualités ? Un sens du placement extraordinaire, une qualité technique rare chez un défenseur, d'excellentes dispositions sur les coup-francs directs, un bon jeu de tête, et surtout une aptitude dans les longs ballons probablement inégalée à son poste et qui lui a permis de donner nombre de passes décisives à Litmanen, Bergkamp, ou Rivaldo, ses partenaires en club ou en sélection. Leader naturel, il fut le capitaine de la belle génération néerlandaise des années 90 malgré la présence dans l'équipe de joueurs aussi emblématiques que Bergkamp, Cocu, ou Winter ; ainsi qu'à l'Ajax.
Vidéo de de Boer

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Cocu : sûrement l'un des joueurs les plus sous-cotés de son époque, Phillip Cocu est aussi l'un des plus réguliers. Polyvalent, Cocu est le protoype du joueur multi-fonction apprécié par les entraîneurs. Récupérateur, relanceur, passeur, et occasionnellement buteur, ses qualités variées lui ont permis d'occuper diverses positions sur le terrain. Révélé au PSV, il fut courtisé par l'Inter mais choisis finalement le Barça(jax) de van Gaal et sa colonie batave. Plus les années passèrent, plus il gagna en importance dans l'équipe, jusqu'à régulièrement porter le brassard. Pendant les années difficiles post-Nunez et pré-Laporta, il fut sûrement le joueur le plus régulier et le moins décevant du club. En équipe nationale, il débuta au milieu des années 90 au poste de milieu gauche, avant de se recentrer petit à petit et là encore, de gagner en importance et d'être promu capitaine. Il a dépassé les cent capes et est devenu l'âme de la sélection.
Vidéo de Cocu

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Stam : si on faisait la liste des joueurs dans les années 90 qu'il ne valait mieux pas embêter sur le terrain, Jaap Stam figurerait dans le haut. Et si on listait les meilleurs stoppeurs de cette même période, il serait à la même place ! Stam est tout simplement un monstre dans son registre. L'année 1999 restera celle de l'apothéose dans sa carrière. Avec le triplé de Manchester, il s'est affirmé comme une véritable référence à son poste. Si l'année 1998 avait été celle de son compère Frank de Boer, auteur d'une excellente coupe du monde, Stam l'a rapidement rattrapé en ce qui concerne la notoriété en Europe. Transféré à la Lazio, club à la mode, il n'y restera que peu de temps pour finalement rejoindre un club davantage à la hauteur de son statut : le Milan AC. Il y jouera avec Nesta pour former l'une des charnières les plus impressionnantes d'Europe sur le papier. Mais seulement sur le papier, Stam n'étant plus le défenseur intraitable de Manchester, Nesta, le meilleur défenseur de sa génération, manquant de régularité et de continuité. Ancelotti a alors parfois utilisé le néerlandais à droite de la défense...
Vidéo de Stam

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Van der Sar : van der Sar a quasiment connu deux carrières. Une première à l'Ajax où il est le dernier rempart de la grande équipe amstellodamoise des années 90, et une seconde à Manchester où il est l'un des héros du sacre européen de 2008, et encore aujourd'hui une valeur sûre à son poste. Entre temps, van der Sar a effectué un parcours en demi teinte à la Juventus et, pensait-on à l'époque, une fin de carrière tranquille à Fulham. Pourtant, ce passage en Premier League lui permis de séduire Alex Ferguson, à la recherche d'un grand gardien depuis le départ de Schmeichel et les échecs successifs (Bosnich, Barthez, ou encore Howard), et c'est ainsi que l'immense portier néerlandais vécu une seconde jeunesse chez les red devils. Exceptionnel sur sa ligne, très bon dans les sorties aériennes, il est parfois pointé du doigt pour ses relances mais il est sans nul doute l'un des plus grands gardiens de sa génération avec Kahn, Buffon, Peruzzi, et Casillas.
Vidéo de van der Sar

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Davids : pour beaucoup, il est le meilleur milieu défensif de sa génération. Si son look atypique a sans doute aidé à le rendre populaire, c'est pourtant bien pour ses qualités de joueur qu'il bénéficie de cette réputation de numéro un : footballeur infatigable, excellent tacleur, très bon dans la remontée du ballon, et doté d'un excellent pied gauche, aussi bien pour frapper que pour distribuer, Davids a lui aussi été l'un des étendards de l'Ajax génération 95. À la gauche du losange Rijkaard-Seedorf-Davids-Litmanen, il s'est révélé aux yeux de l'Europe. Après un passage éclair à Milan, il s'est relancé avec la Juventus, où il a connu ses meilleures années jusqu'à une suspension pour dopage. Puis il a largement aidé Barcelone à se relancer, avant de terminer par l'Inter, Tottenham, et l'Ajax pour boucler la boucle. En sélection il a été l'un des meilleurs à chaque compétition, avec F.de Boer et Bergkamp il a formé la colonne vertébrale de son équipe. Auteur d'un superbe mondial 98 et d'un excellent Euro 2000 (il est dans l'équipe type de chacune de ces compétitions), il est sans conteste l'un des tous meilleurs joueurs néerlandais de l'histoire à ce poste.
Vidéo de Davids

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Overmars : dans la catégorie "ailier", on demande un joueur qui peut éliminer rapidement son vis à vis par ses feintes et ses crochets, un joueur qui sait centrer, un joueur rapide et vif avec une bonne accélération, un joueur capable de marquer, on demande...Marc Overmars ! Qui davantage que lui peut incarner ce poste si particulier ? Ailier modèle, Overmars s'est lui aussi révélé à l'Ajax dans les années 90, avant de faire le bonheur de Wenger à Arsenal puis de signer à Barcelone où il ne montrera ses qualité que par intermittences, et où il passera de longs moments à l'infirmerie. Avec les Pays-Bas, Overmars fut indiscutable pendant près de dix ans. Les "clones" que l'on voulut fabriquer, comme Zenden par exemple, ne furent jamais à la hauteur de l'original, virevoltant et insaisissable. Derrière les intouchables Figo et Giggs, Overmars est probablement le meilleur ailier pur de sa génération - Beckham se situant dans un registre différent.
Vidéo de Overmars

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Seedorf : il est difficile de savoir où se situent les défauts de Clarence Seedorf. Dans tous les secteurs, il y a de quoi faire un commentaire positif sur ce joueur. Il défend, il attaque, il passe, il sait dribbler, il peut marquer, il peut jouer à peu près partout au milieu et sur l'avant dernière ligne offensive. Il dispose d'une technique exquise mais sobre, néanmoins il est aussi capable d'offrir plus de fantaisie et maîtrise des gestes qui rendraient jaloux les plus grands artistes du football. Bref, Seedorf est le type de joueurs dont rêverait chaque entraîneur. Mais, justement, le reproche que l'on pourrait lui faire, c'est de ne jamais être arrivé à être le meilleur, de s'être contenté d'être le second d'un autre (de Litmanen, de Bergkamp, de Mijatovic, de Kaká) alors qu'il avait toutes les qualités pour être le leader technique, LE joueur qui emmène son équipe. Seedorf, à l'Ajax avec van Gaal, au Real Madrid, à l'Inter puis au Milan, et en sélection, a toujours su se montrer important mais n'a jamais été le meilleur; il se situe entre les cracks et les deuxièmes rôles.
Vidéo de Seedorf

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Kluivert et van Nistelrooy : Kluivert est le meilleur buteur de l'histoire de sa génération. Quant à van Nistelrooy, il est sans doute impossible de trouver meilleur dans la surface de réparation dans les années 2000. Le parallèle entre ces deux joueurs est troublant : ils sont nés la même année, le même mois, le même jour. Et ils ont chacun à leur tour eu leur période dorée. Le premier élu fut Kluivert, intouchable dans les années 96-2002, avant que van Nistelrooy connaisse le même succès dans la période 2002-2008. Tour à tour, ils ont occupé la pointe de l'attaque néerlandaise, avec efficacité. Kluivert s'est révélé plus tôt, van Nistelrooy a "duré" plus longtemps. Les deux possèdent une excellente technique mais celle de Kluivert ressemble davantage à celle d'un meneur de jeu : excellent passeur, créateur; tandis que van Nistelrooy dispose d'une technique plus sobre, avec une excellente couverture de balle et une adresse remarquable dans la frappe.
Vidéo de Kluivert
Vidéo de van Nistelrooy

Équipe types :

1)--------van der Sar----------------------------------2)-----------------van Breukelen
---Stam---Koeman---F.de Boer------------------------------------Reiziger----Blind-----Krol
------------Rijkaard-----------------------------------------------------------Winter
---Neeskens-------Cocu / Davids-----------------------------------Seedorf----------van Bronckhorst
--------------Gullit----------------------------------------------------------Rensenbrink
Cruyff------van Basten------Bergkamp-------------------------Overmars----Kluivert (Ruud)----Rep
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Re: Le football: son histoire, ses légendes.

Messagepar Tele-Santana le Ven 19 Mars 2010 22:46

+1 Gohaxj sur les Pays Bas :thumbup1:

Si il y a une sélection qui mérite une étoile, c'est bien les Pays bas ! Dans les années 70 ils ont révolutionnés le football, au moment où le Brésil se présentait sans Pelé (retraité) et jouait un football assez ennuyeux, le titre de 74 ils devaient le gagné 1000 fois ! Mais en finale ils ont eu les Allemands, c'est la rigueur chez eux, les allemands ont toujours eu cette culture de Soldat sur le terrain prêt à respecter les consignes sérieusement et à la lettre ! Et le marquage à la culotte de Cruyff a largement pénalisé les hollandais qui avec leur maître à jouer éteint n'arrivaient pas à développer leur football total... ou si seulement lors de la 1ère minute ou une succession de 16 ou 17 passes et un rush de Cruyff qui provoqua le pénalty... jusque là tout allait bien, jusque la simulation d'Holzenbeïn (il l'avouera des années plus tard) et l'égalisation de Breitner, là les hollandais connaissent un nouveau cas de figure : une équipe qui tient face à eux... et le but de Müller avant la mi temps les a coupés :shocking:

Déjà durant le premier acte, Vogts a été assez dur sur Cruyff, le découpant à chaque prise de balle, il s'est plaint à l'arbitre à la mi temps mais il a eu un jaune pour protestation..

Deuxième mi temps, les Pays bas font face encore à un nouveau cas de figure : être mené au score, là ils ont pas réussi à revenir au score malgré quelques occasions assez chaudes, et l'Allemagne remporte sa deuxième coupe du monde...

Ce qui est marrant c'est que jusque les demi finales (enfin deuxième tour car en 74 c'était 2 tours) c'était les Pays Bas qui flambaient et l'Allemagne qui était mi figue mi raisin lol
Avant la compétition l'ambiance chez les allemands n'était pas au beau fixe, Breitner s'était brouillé avec le coach Helmut Shön et voulait quitter la sélection, mais Beckenbauer a contribué à ce qu'il reste, ensuite il y a eu la défaite historique face aux voisins est allemand et ce but de Sparwasser (il me semble) qui dans la vie est un électricien lol, et la phrase du Kaiser après ce match " mieux vaut commencer comme ça et finir en beauté"

Et c'est ce qu'ils ont fait, les Pays bas se sont heurtés face au mur allemand, comme la grande Hongrie de Puskas qui 20 ans plus tôt n'ont pas réussis à battre l'Allemagne en finale (bien qu'ils les aient battus 8-3 au 1er tour mais Herberger le coach allemand avait aligné les remplaçants, histoire qu'ils ne jouent pas ce gros match et qu'ils s'économisent, car Herberger avait prévu la défaite, pour ainsi jouer le match d'appui ), la Hongrie était sur le toit du monde, comme les Pays bas ils ont connus 2 cas de figure en finale : jouer un adversaire dur, et être mené au score, Puskas marqua dans les dernières minutes le but de l'égalisation mais il était hors jeu...


Hongrie( 54), Pays Bas ( surtout 74 ), la France de Platini (82 et 86), le Brésil de Tele Santana (82 et 86) (pas moi :ptdr: ) méritaient de gagner la coupe du monde !


Voilà c'était pour l'info :happy:
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